Wildate

Wildate trace une ligne de fracture entre les formes originelles et les rituels humains qui tentent de les posséder.

L’humain veut corriger les corps, les exposer, les normer, les corrompre.

Quelque chose de plus ancien résiste.

De cette faille naît un état de contrainte et de possession incomplète.

Dans ce territoire, les corps portent des artefacts, des gestes, des rôles qui ne leur appartiennent pas entièrement.

Wildate est un rendez-vous raté entre l’artifice et l’originel.

Cette première forme est une respiration suspendue.
Demain, il pourrait ne plus être le même.

(2025)

Ton rendez-vous avec l’originel.

Séducteur.

Brutal.

Instable.

Jamais ordinaire.

Ce qui domine finit aussi par se déformer.

Des figures contraintes à l’imitation.

Pas par choix.

Par contamination.

Elles portent tes gestes,

tes bijoux,

tes postures.

Elles portent quelque chose de toi.

De nous.

Des gestes appris.

Des rituels imposés à des formes plus anciennes.

Les corps dominants portent des masques.

Et toi ?

Les plus grands déguisements

sont ceux imposés au vivant.

Figures défaites.

Artifices inachevés.

Dans l’étrangeté.

Dans la rupture.

Dans des mondes artificiels.

C’est l’état transbestial.

Une mutation forcée.

Sous les vêtements du luxe.

L’originel reste indocile.

Ici, rien n’est illustré,

tout relève de l’usurpation.

Ils veulent corriger le vivant.

Lui donner leurs postures.

Le faire entrer dans leurs systèmes.

Alors, qui est l’intrus ?

La forme qui domine ?

Ou celle contrainte d’imiter ?

Séduction et domination.

Caresses et morsures.

Admiration et corruption.

Peux-tu aimer sans posséder ?

Peux-tu toucher sans briser ?

Peux-tu admirer sans trahir ?

Wildate est ce que tu vois

quand tu cesses de rechercher.

Une scène ritualisée.

Une posture grave.

entre origine et artifice.

C’est un glamour dangereux.

Et ça brûle.

Tu sens la tension ?

Alors écoute ce qui résiste encore

en toi.

Galanka, 2025

(Extrait du Projet Wildate)