À propos de Galanka

Galanka est le nom d’un territoire artistique.

Depuis 2023, j’y développe Wildate, une peinture de formes originelles confrontées aux codes, aux rituels et aux systèmes humains.

Ce qui suit est une entrée personnelle dans ce qui m’a ramené à la peinture.

Autoportrait de Galanka, figure masquée se détachant sur un fond de ciel, apparition silencieuse liée à l’univers Wildate.

Portrait, cycle Wildate - 2025

Je n’ai pas toujours porté un masque.

Avant Galanka, je voulais simplement créer. Explorer.
Je dessinais déjà enfant. Plus tard, j’ai peint — sous les vents turbulents et lunatiques de la mer du Nord. Je cherchais des formes, des visages, des couleurs. Des mondes possibles.

J’avançais sans méthode. Sans mots précis.
Mais quelque chose était déjà là.

Puis j’ai forcé. J’ai voulu aller plus vite. Me conformer. Nommer. Justifier. Être exact.
Je me suis heurté à mes limites. Je ne voyais pas ce que les autres voyaient.
Le daltonisme est devenu un mur.
La pression aussi.

Alors j’ai arrêté.
Vraiment tout arrêté.

Pendant vingt ans, plus de pinceaux. Plus de toiles.
Seulement le silence.

Mais quelque chose est resté.
En suspens.

Je ne saurais pas dire ce qui a relancé le geste.
Pas un déclic. Pas une révélation.
Plutôt une montée lente. Une tension sourde. Jusqu’au point de rupture.

J’ai recommencé à peindre.
Simplement parce que je ne pouvais plus faire autrement.

C’est à ce moment-là que Galanka est apparu.

Pas comme un nom.
Comme une forme.

Une manière d’être là sans tout livrer. Plus libre.
Un espace où la couleur cesse d’être un filtre pour devenir un langage.
Le masque est venu naturellement. Blanc. Muet. Presque animal.

Il me permet de reculer.
De laisser parler le geste avant l’image.
La fracture avant le sens.

je n’ai pas cherché un personnage. J’ai cherché une distance juste.

Aujourd’hui, je travaille à l’intérieur d’un monde que j’appelle Wildate.
La tension.

Je peins et je dessine des figures qu’on reconnait presque. Des formes prises dans un entre-deux.
Des scènes dans lesquelles quelque chose s’est déjà produit, et où tu arrives trop tard.

Ce que je montre, c’est un seuil.
Un point de bascule.
Je ne dis pas où il mène.

Je tends simplement le fil.

‍ ‍

Galanka, 2025.